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EMMANUELLE GRUNDMANN, CONSULTANTE SCIENTIFIQUE ASSOCIÉE.
PRIMATOLOGUE, EXPERTE SUR LES QUESTIONS DE BIODIVERSITÉ, ESSAYISTE & AUTEUR-JOURNALISTE.


Née à Montreuil en 1973, Emmanuelle Grundmann a fait sa maîtrise de Biologie des Organismes et des Populations à Paris VI, et poursuit ses études par un DEA en Biologie du Comportement. Sa thèse en Éco-Éthologie, réalisée au Muséum national d’Histoire naturelle sur les comportements et la conservation des orangs-outans l’amène alors à s’immerger totalement en forêt tropicale, sur l’île de Bornéo, au milieu de ces grands singes.


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photographie : cyril ruoso


Afin de garder un pied dans le réel et soutenir ses collègues, Emmanuelle Grundmann se rend régulièrement sur le terrain, à la rencontre de ceux qui souffrent des dérives des actions des Hommes et de ceux qui œuvrent pour en limiter les dégâts.
Emmanuelle Grundmann s’investit dans la sensibilisation du grand public à la protection de la biodiversité en alliant sa connaissance en biologie et son expérience sur le terrain à sa passion des mots. De cette volonté de communiquer et de sensibiliser naissent des livres où se mêlent textes et photographies, et des essais, dont « Être singe » (Éditions de la Martinière), « Ces forêts qu’on assassine » (Éditions Calmann-Lévy), « The Great Apes » (Evans Mitchell Books, Royaume-Uni) et « L’homme est un singe comme les autres » (Éditions Hachette).
Ses reportages réalisés pour de nombreux magazines, entre autres pour Terre Sauvage, Animan, Sciences & Vie, etc., et ses essais sont le fruit d’un travail journalistique et de recherche. A chaque investigation, elle découvre l’influence de l’Homme sur la nature qui l’entoure, de son rapport avec cette Terre qu’il ne comprend pas ou plus, et qu’il abîme irrémédiablement.




photographie : cyril ruoso



Pour alerter les gouvernements sur la problématique de la disparition de nos cousins primates induite par la destruction de leur habitat, la forêt tropicale, et les inviter à un engagement explicite ainsi qu’à des actions concrètes et efficaces, Emmanuelle Grundmann a rédigé avec 3 confrères d’Allemagne et de Suisse, un manifeste international intitulé mAn (manifesto for Apes and nature). Présenté le 4 avril 2008 à Neuchâtel à l’occasion du festival « Sauvons les grands singes », ce manifeste en 6 points a ouvert une pétition en ligne en 22 langues sur www.apesmanifesto.org et qui vise le million de signatures.

Grâce à ses très nombreuses enquêtes exercées sur le terrain et partout dans le monde, ainsi qu’à ses connaissances théoriques, Emmanuelle Grundmann est aujourd’hui un témoin rare, ainsi qu’une experte fiable et reconnue de la biodiversité. Elle anime régulièrement des conférences, en particulier sur les problématiques liées à la déforestation et donc à l’érosion de la biodiversité. De plus, elle travaille actuellement à un essai sur ce thème ; « Demain, seuls au monde ? L’homme sans la biodiversité » (Éditions Calmann-Lévy, sortie le 3 mars 2010 à l’occasion de l’Année internationale de la biodiversité).



À l’heure où l’Homme, émerveillé, prend conscience de la diversité quasi infinie du vivant, il s’aperçoit également, peut-être trop tard, qu’il en est l’ennemi mortel et que, paradoxalement, il ne pourra survivre sans elle.
La sixième extinction de masse est en cours, mais, cette fois-ci, le principal responsable de cette hécatombe se nomme homo sapiens. Devenus sédentaires au néolithique, nous avons commencé à modeler la nature suivant nos besoins. En a découlé une prolifération d’espèces nouvelles nées de l’élevage et des pratiques agricoles, et en même temps une destruction de plus en plus intense de l’habitat naturel des espèces sauvages.
Tout s’accéléra aux XIXe et XXe siècles, lorsque surgirent la révolution industrielle, la colonisation, la poussée démographique et pour finir la mondialisation, avec leur maux désormais bien connus : surpopulation, pollution, déforestation, réchauffement climatique, au profit d’une économie devenue l’unique chef d’orchestre de notre existence. Mais la mort de la nature, c’est la mort de l’Homme : sans les abeilles, qui pollinisera nos fleurs, prémisse indispensable à la production des céréales, fruits et légumes ? Sans les poissons et les crustacés, où des millions d’hommes trouveront-ils les protéines animales nécessaires à leur survie ? Sans les micro-organismes, qui recyclera nos déchets organiques ? Sans les plantes tropicales et le savoir botanique des peuples forestiers, où trouverons-nous les médicaments pour soigner nos maladies ?
Emmanuelle Grundmann, dans cet essai passionnant et passionné, didactique et poétique à la fois, plaide la cause de la biodiversité et nous met en garde : au rythme où nous la détruisons, en 2100 nous serons seuls au monde. Dès lors, c’est notre propre extinction qui sera programmée. Une vieille utopie se muera en cauchemar, sauf si, comprenant enfin la véritable valeur de la biodiversité, nous parvenons à inverser le cours des choses…



Emmanuelle Grundmann est aussi l’un des principaux rédacteurs de notre web(maga)zine.


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